dimanche 29 avril 2007

Celles qui m’enchantent


La première fois que j’ai vu Peau d’Âne, le film de Jacques Demy, je ne devais pas avoir 8 ans. C’était dans un « pays lointain », chaud et méditerranéen, et j’ai découvert cet univers qui a toujours été présent depuis, plus ou moins consciemment, dans mon imaginaire et dans mes créations. Habituellement, nous avions droit, pour les anniversaires des uns ou des autres, aux projections à la maison, « projections privées » ou « home cinéma » dirait-on maintenant – quand j’y repense, quel luxe !- et sur les bobines, on lisait « Crin -Blanc » , « le Ballon rouge » ou « la petite fille et le fantôme ».
Nous n’allions pas au cinéma, et les émissions pour enfants à la télévision ne passaient que pour les fêtes. C’était donc un grand évènement d’aller dans un vrai cinéma et le film est resté dans ma mémoire pour son histoire, son esthétique mais aussi pour toutes ces circonstances qui en faisaient un moment inoubliable.

2 commentaires:

Vanessa a dit…

Je n'ai découvert ce film qu'à 30 ans (comme beaucoup d'autres), la magie opérait aussi ...mais de manière plus lointaine car j'avais déjà une idée préconsue de la beauté et de l'inceste...il n'empêche: il s'agit d'un superbe film.

la rêveuse a dit…

> Je pense qu'il y a beaucoup d'histoires qui sont vraiment à découvrit jeune, avant d'avoir eu le temps de les décrypter vraiment... Il y a tant de choses finalement assez atroces qui sont sous-jacentes dans tous ces contes.